Le culte de saint Michel
Saint Michel, chef de la milice céleste, a une grande importance dans la sensibilité religieuse médiévale. Dans le Nouveau Testament, saint Michel apparaît dans le livre de l'Apocalypse : il combat et vainc un dragon, symbole du démon.

Au Moyen-age Saint Michel est celui qui conduit les morts et pèse les âmes au jour du jugement dernier. Largement répandu en Orient dès le IVe siècle, le culte de saint Michel n'est apparu en Occident qu'à la fin du Ve siècle avec l'élévation d'un premier sanctuaire au Mont-Gargan (Italie) en 492.
Vers l'an 1000, églises et chapelles dédiées à Saint-Michel se sont multipliées partout en Europe, souvent en haut de promontoires. Après la guerre de Cent Ans, la dévotion à Saint Michel prit une dimension particulière du fait de la résistance du Mont aux Anglais.
Enfin, ce culte connut un nouvel essor avec la Contre-Réforme : seul l'ange militaire pouvait, aux yeux de l'Eglise, assurer la lutte contre l'hérésie protestante.
Dans l'iconographie chrétienne, saint Michel est souvent représenté avec une épée et une balance.
Les traditions et cultes populaires ont fait de saint Michel le patron des chevaliers et de tous les corps de métiers liés aux armes et aux balances.
La statue qui surplombe le clocher du Mont-Saint-Michel reprend les attributs traditionnels de l'archange. Elle a été réalisée en 1897 par le sculpteur Emmanuel Frémiet à la demande de l'architecte Victor Petitgrand qui voulait couronner la nouvelle flèche de 32 mètres. Cette statue a été restaurée en 1987.
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