Issue du nom du village de Kersanton (l'Hôpital-Camfrout), cette roche, qui n'est pas un granite, est la seule au monde à porter le nom d'un toponyme breton.
De la famille des lamprophyres, le kersanton est vraisemblablement exploité depuis le XVe siècle, et celui des 'Garennes de Rosmorduc' aurait d'ailleurs servi aux ornements de la cathédrale de Quimper.
Roche à grain fin ou à gros grain, présentant une grande aptitude à la taille fine, le kersanton, principalement celui à faciès sombre, a largement été utilisé dans l'architecture religieuse.
On le retrouve dans de nombreux porches : Saint-Houardon à landerneau (1604), Guimiliau (1606-1617), Pencran (milieu du XVIème siècle), la Roche-Maurice (XVIème siècle), Lampaul-Gui miliau (1533), Trémaouézan (1610-1623), Landivisiau (début de la seconde partie du XVIème siècle), le Folgoët (XVème siècle), la Martyre (vers 1450), Bodilis (1585-1604), dont seules les colonnes et les statues sont en kersanton...
On se servira aussi du kersanton pour la construction d'habitations, d'écoles, de fortifications, d'ouvrages portuaires et de monuments aux morts. Le kersanton au grain fin est le plus fréquemment utilisé, car pratiquement inaltérable, contrairement à celui à gros grain, victime des agressions du temps. |