La Bretagne est la première région agricole française. Elle est au premier rang de la production de choux-fleurs avec 72 % et de la production d'artichauts avec 75 %. |
Les côtes du Léon sont depuis trois siècles les terres de prédilection du chou-fleur et de l'artichaut. Elles sont léchées par le courant du Golf Stream en provenance de la mer des Caraïbes et échappent ainsi aux rigueurs de (hiver comme aux grosses chaleurs estivales.
Produit d'octobre à mai, le célèbre artichaut de Bretagne, bien charnu, que l'on consomme cuit, a trouvé depuis peu un nouveau compagnon avec l'artichaut violet que l'on déguste cru, à la croque-au-sel.
La pomme de terre, introduite à Belle-Île par des Irlandais au XVIII s., fut d'abord très décriée, puis elle constitua un aliment de base pendant des générations. Aujourd'hui, on en trouve de nombreuses variétés, les zones de production côtières s'étant spécialisées dans les Précoces, au délicieux goût de noisette, que l'on fait généralement tout simplement revenir au beurre. Sirtema et Ostara Starlette, les plus tendres, arrivent dès le mois de mai sur les marchés, tandis que la Nicolas ou la Charlotte. plus fermes, attendent le mois de juin. Dans les terres. ces variétés sont récoltées en automne pour une conservation plus longue.
Après des débuts difficiles, la tomate bretonne occupe une place de choix dans la production maraîchère régionale. Les plus réputées sont celles de Nantes et de Rennes. Elles peuvent être préparées à la bretonne. Pour cela, il faut les choisir assez petites, bien rondes et très fermes. On les joint ensuite à une fondue d'oignons (de Roscoff, bien sûr, particulièrement tendres) cuite au beurre. Cette préparation peut alors accompagner une viande. un poisson ou bien une galette de blé noir.
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